Salariat déguisé : ce qui fait une vraie prestation
Maëlle Bengherbi, coordinatrice de projets, certifiée PMP® (gestion de projet)

En bref
Le salariat déguisé est une prestation qui fonctionne en réalité comme un emploi : l'entreprise donne les ordres, contrôle et sanctionne. Le juge et l'Urssaf tranchent sur les faits, quel que soit le nom du contrat. Une vraie prestation, c'est une mission écrite, un prix fixé par la prestataire et une organisation qui lui appartient.
Qu'est-ce que le salariat déguisé ?
Le salariat déguisé, ou faux statut d'indépendant, est un emploi salarié caché sous un contrat de prestation. Pour le ministère du Travail, l'entreprise fait appel à un indépendant, mais la relation est en réalité celle d'un salarié. On parle aussi d'employé déguisé ou de faux freelance.
La personne travaille alors comme une salariée, avec un statut d'indépendante. Le risque, lui, pèse sur l'entreprise qui confie le travail, appelée le donneur d'ordre.
Le ministère y voit une perte de droits pour les travailleurs et une concurrence faussée entre entreprises.
Quand le juge constate la situation, il prononce la requalification du contrat de prestation de service en contrat de travail. La personne devient salariée, avec les droits attachés à ce statut : Smic, congés payés, indemnités de licenciement, assurance chômage.
Ce sujet vous concerne dès que vous confiez une mission à une indépendante, une freelance ou un auto-entrepreneur. Je suis moi-même prestataire indépendante. Voici ce que disent les textes officiels, puis comment mon offre les applique.
Pour choisir à qui confier votre administratif, lisez aussi le guide pour externaliser sa gestion administrative.
Une indépendante peut-elle travailler pour votre entreprise ?
Oui. Le Code du travail présume indépendante, face à son donneur d'ordre, la personne immatriculée pour son activité. C'est l'article L8221-6. Un auto-entrepreneur immatriculé en bénéficie, comme le dirigeant d'une société. La présomption peut tomber si le travail place la personne dans un lien de subordination juridique permanente.
Un second article va dans le même sens. Selon l'article L8221-6-1, est présumée indépendante la personne qui définit seule ses conditions de travail. Le contrat signé avec son donneur d'ordre peut aussi les définir.
Service Public résume la différence. L'indépendant définit ses tarifs, sa clientèle et ses horaires, et organise librement son travail. Le salarié, lui, reçoit des directives de son employeur, qui en contrôle l'exécution.
Pour un auto-entrepreneur comme pour une société, le salariat déguisé se juge donc sur la pratique. L'immatriculation ouvre la porte. La façon de travailler, ensuite, décide.
Comment le juge reconnaît-il un salarié déguisé ?
Par le lien de subordination, le critère principal selon Service Public. La Cour de cassation le définit ainsi depuis 1996 : un travail exécuté sous l'autorité d'un employeur. Cet employeur a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d'en contrôler l'exécution et de sanctionner les manquements. Le juge cherche ces trois pouvoirs dans les faits.
En 2000, la Cour a précisé sa méthode. La qualification dépend des conditions de fait, quels que soient le nom du contrat et la volonté des parties. Arrêt du 19 décembre 2000, pourvoi n° 98-40.572.
1996 : une vraie prestation, reconnue
L'Urssaf voulait soumettre à cotisations les honoraires de conférenciers extérieurs payés par la Société générale. Sur ce point, la Cour de cassation a donné raison à la banque. Le thème des interventions et leur rémunération étaient convenus avec les conférenciers. Leur prestation s'exécutait libre de tout ordre, de toute directive et de tout contrôle. Arrêt du 13 novembre 1996, pourvoi n° 94-13.187.
2020 : un statut d'indépendant fictif
La Cour a jugé le cas d'un chauffeur VTC, inscrit comme indépendant pour travailler avec une plateforme. Ses tarifs étaient fixés par les algorithmes de la plateforme, qui pouvait les corriger. Trois refus de course pouvaient entraîner une déconnexion temporaire. La Cour a validé les juges d'appel : son statut d'indépendant était fictif. Arrêt du 4 mars 2020, pourvoi n° 19-13.316.
La leçon des deux arrêts tient en une question : qui décide du prix et de la façon de travailler ?
Qu'est-ce qui fait une vraie prestation de service ?
Selon le ministère du Travail, l'indépendant définit ses interventions. Il établit ses devis et ses factures, et organise son travail. La Cour de justice de l'Union européenne, qu'il cite, y ajoute des marques d'autonomie. Il peut déléguer tout ou partie de son activité, refuser des tâches, servir d'autres clients et fixer ses horaires.

Il gère ainsi son activité en propre et assume les risques économiques qui vont avec. Son autonomie se lit dans le contrat, puis dans la pratique de chaque semaine.
Le ministère publie aussi une liste d'indices du salariat déguisé, à examiner au cas par cas. Cinq questions de cette liste suivent, face à ce que fait une vraie prestation.
| La question | Une vraie prestation | Un emploi déguisé |
|---|---|---|
| Comment commence la mission ? | Par un devis ou une proposition écrite | Par une réponse à une offre d'emploi |
| Qui fixe le prix ? | La prestataire, sur son devis | Le donneur d'ordre l'impose |
| Combien de clients ? | Plusieurs, choisis par la prestataire | Un client unique |
| Peut-elle confier une partie du travail ? | Oui, tout ou partie, à un tiers | La sous-traitance lui est interdite |
| Qui peut sanctionner ? | Le contrat règle la fin de la mission | Le donneur d'ordre peut la sanctionner |
Le juge pèse l'ensemble de ces indices, avec les conditions réelles du travail.
Contrôle Urssaf ou prud'hommes : qui déclenche la requalification ?
Deux voies existent, selon le ministère du Travail. La personne concernée peut saisir le conseil de prud'hommes. Le juge peut aussi statuer après un contrôle. Les agents habilités sont l'inspecteur du travail, l'agent de l'Urssaf ou de la MSA et l'officier de police judiciaire. Dans les deux cas, le juge regarde la réalité du travail, au-delà du contrat signé.
Avec une plateforme de mise en relation, comme un site de freelances, la règle reste la même. Seule compte la réalité de la relation de travail. Si la mission se déroule comme un salariat, la plateforme, le client ou les deux s'exposent à une requalification.
En 2024, les Urssaf ont mené 6 792 contrôles ciblés contre le travail dissimulé, selon leurs données ouvertes. 5 835 ont abouti à un redressement, soit 86 %. Ces chiffres couvrent toutes les formes de travail dissimulé, au-delà du salariat déguisé.
Selon l'Urssaf, la lutte contre le travail dissimulé a rapporté 1,6 milliard d'euros en 2024. Le délit de travail dissimulé suppose une intention. L'article L8221-6 vise le donneur d'ordre qui s'est soustrait intentionnellement à ses obligations d'employeur.
Requalification en contrat de travail : que risque l'entreprise ?
La requalification fait de la prestataire une salariée, avec ses droits. L'entreprise doit alors verser les cotisations sociales dues, de façon rétroactive. Si elle a voulu échapper à ses obligations d'employeur, c'est du travail dissimulé. Les sanctions s'ajoutent alors sur trois plans : civil, pénal et administratif. Les principales suivent, selon le Code du travail et l'Urssaf.
- Pour la personne
- Le statut de salariée et ses droits. En cas de travail dissimulé, une indemnité forfaitaire de six mois de salaire à la rupture.
- Pour les cotisations
- En cas de travail dissimulé, le redressement porte sur 5 années civiles et l'année en cours. Après un procès-verbal transmis au procureur, il peut être majoré de 25 % pour un salarié, de 40 % pour plusieurs.
- Au pénal
- Trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende pour une personne physique. Pour une personne morale, l'amende va jusqu'à 225 000 €.
- Côté administration
- La fermeture de l'établissement pour trois mois au plus. Le refus de certaines aides publiques à l'emploi et à la formation, pendant cinq ans au plus.
Ces règles figurent aux articles L8223-1 pour l'indemnité, L8224-1 pour les peines et L8272-1 pour les aides publiques. Le redressement et l'amende d'une personne morale sont détaillés par l'Urssaf.
Les règles qui suivent portent donc sur la pratique autant que sur le contrat.
Comment déléguer à une indépendante en toute sécurité ?
Pour déléguer en toute sécurité, achetez un résultat et laissez à la prestataire la façon de l'obtenir. Cinq règles en découlent, tirées du Code du travail, de la jurisprudence et de la fiche du ministère. Écrivez-les dans le contrat, puis vérifiez que la pratique les suit, mois après mois.

- Une mission écrite, sur sa proposition
Le devis ou la proposition décrit le travail, le délai et le prix. Signé, il fixe les conditions de la mission.
- Un objectif convenu, une méthode à elle
Vous fixez ensemble l'objectif et l'échéance. Elle choisit sa méthode et son organisation. Ordres, directives et sanctions restent la marque d'un employeur.
- Un prix fixé par elle
Son tarif vient d'elle et figure sur son devis. Un prix imposé par le donneur d'ordre figure parmi les indices de salariat déguisé.
- D'autres clients, en toute liberté
Laissez-la servir d'autres clients. La jurisprudence européenne en fait une marque d'autonomie.
- Des papiers vérifiés
Demandez son numéro SIRET, inscrit sur ses devis et ses factures. Dès 6 000 € TTC de contrat, ou 5 000 € sans TVA, demandez son attestation de vigilance tous les six mois.
Vous achetez un résultat. Elle garde la main sur la façon de l'obtenir.
Que mettre dans le contrat de prestation ?
Un contrat qui définit les conditions de travail fonde la présomption d'indépendance, selon l'article L8221-6-1 du Code du travail. Il gagne donc à décrire la mission comme un résultat à livrer, avec son prix et ses échéances. Les clauses ci-dessous traduisent les critères du juge et du ministère. La plupart répondent à un indice ou à un arrêt cité.
- L'objet : le résultat attendu et les livrables, décrits en mots simples.
- Le prix : celui du devis de la prestataire, au forfait ou au livrable.
- Le calendrier : les échéances convenues ensemble, et la façon de suivre l'avancement.
- L'organisation : la prestataire choisit sa méthode et ses horaires.
- La sous-traitance : la prestataire peut confier une partie du travail, et vous en informe.
- La fin de mission : le préavis, puis la remise de tout ce qui a été produit.
- La confidentialité : un engagement écrit, signé avant l'accès à vos documents.
Un contrat clair sert aussi la relation. Chacun sait ce qui est attendu, pour quand et à quel prix. Les échanges de la semaine portent alors sur l'avancement du résultat. Mes CGV reprennent ces points : le préavis, la sous-traitance déclarée, la propriété de ce que je produis.
Quels papiers demander à votre prestataire ?
Dès 6 000 € TTC de contrat, le Code du travail prévoit deux pièces, à l'article D8222-5. D'abord, une attestation de vigilance de l'Urssaf, datée de moins de six mois. Ensuite, si la prestataire est inscrite au registre du commerce ou des métiers, une preuve de cette inscription. Un extrait Kbis convient, comme un devis qui porte son nom, son adresse et son numéro d'immatriculation.
Ce seuil de 6 000 € TTC vient de l'article R8222-1 : 5 000 euros, plus la TVA à 20 %. Pour une prestataire en franchise en base de TVA, le seuil est de 5 000 €.
La vérification faite à temps vous protège aussi. L'article L8222-2 rend solidaire des impôts et cotisations d'une prestataire en travail dissimulé le client qui a omis cette vérification. L'Urssaf peut annuler les exonérations du client : jusqu'à 15 000 € pour une personne physique, 75 000 € pour une personne morale.
Le ministère du Travail rappelle une autre obligation : son numéro SIRET figure sur tous ses devis et ses factures. Pour exercer en règle, l'indépendant déclare aussi son chiffre d'affaires à l'Urssaf et ses revenus aux impôts.
Le seuil porte sur le montant global du contrat, même payé chaque mois, précise l'Urssaf. L'attestation se demande à la signature, puis tous les six mois jusqu'à la fin du contrat. C'est la règle des articles L8222-1 et D8222-5. Son authenticité se vérifie sur le site de l'Urssaf, avec le code de sécurité qu'elle porte.
Comment je travaille avec mes clients ?
Mon offre reprend les critères vus plus haut : une mission écrite, un prix fixé par moi, mon organisation, plusieurs clients. Après un appel gratuit de 30 minutes, je vous envoie une proposition écrite sous 48 heures. Mes prix sont fixes et affichés sur la page Tarifs.

- La proposition
- Le contenu exact se fixe avec vous pendant l'appel. Le lien de paiement arrive après la signature de la proposition.
- Mes prix
- Deux forfaits Déléguer, 490 € et 890 € par mois. Piloter, à partir de 1 500 € par mois.
- Mon organisation
- J'organise mon temps. Vous voyez l'avancement chaque semaine, par écrit.
- Mes clients
- Des dirigeants de PME me confient leur administratif ou le suivi de leurs projets.
- La sous-traitance
- Si je confie une partie du travail à un sous-traitant ou à un outil automatisé, je vous le déclare.
- La fin de mission
- Déléguer s'arrête avec une semaine de préavis. Tout ce que je produis pour vous vous appartient.
Mes conditions sont écrites dans mes CGV. Le déroulé complet, semaine après semaine, est sur la page Méthode. Pour la coordination de vos projets, c'est l'offre Piloter.
Pour confier votre administratif à une prestataire, sur proposition écrite et à prix fixe, voyez l'offre Déléguer.
Vos questions
Qu'est-ce qu'un employé déguisé ?
C'est une personne déclarée indépendante qui travaille en réalité comme un salarié. Elle reçoit des ordres, son travail est contrôlé et elle peut être sanctionnée. Le ministère du Travail parle de salariat déguisé, ou de faux statut d'indépendant.
Un auto-entrepreneur peut-il travailler pour une entreprise ?
Oui. Un auto-entrepreneur immatriculé est présumé indépendant face à son donneur d'ordre, selon l'article L8221-6 du Code du travail. La présomption peut tomber si le travail le place dans un lien de subordination juridique permanente.
Le salariat déguisé concerne-t-il les freelances ?
Oui, comme tout indépendant : micro-entrepreneur, entrepreneur individuel ou dirigeant de société. Avec une plateforme de freelances, la même règle s'applique, rappelle le ministère du Travail. Seule compte la réalité de la relation de travail.
Qu'est-ce que la requalification d'un contrat en contrat de travail ?
C'est la décision du juge qui reconnaît un contrat de travail derrière un contrat de prestation. Il juge sur les faits, quel que soit le nom du contrat. La personne devient salariée, avec ses droits : Smic, congés payés, indemnités de licenciement, assurance chômage. L'entreprise doit alors les cotisations sociales.
Un seul client suffit-il pour requalifier ?
Le client unique figure parmi les indices listés par le ministère du Travail. Le juge le pèse avec les autres : contrôles, sanctions, prix imposé. Chaque situation s'examine au cas par cas.
Quelle différence avec le travail dissimulé ?
Le salariat déguisé décrit une situation : un emploi salarié sous un contrat de prestation. Sa suite civile est la requalification en contrat de travail. Le travail dissimulé est un délit. Il suppose que l'entreprise ait voulu échapper à ses obligations d'employeur, selon le ministère du Travail.
Que risque l'employeur d'un salarié déguisé ?
La requalification l'oblige à verser, de façon rétroactive, les cotisations sociales dues. S'il a voulu échapper à ses obligations, c'est en plus du travail dissimulé. Il encourt alors trois ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende, jusqu'à 225 000 € pour une personne morale. S'y ajoute une indemnité de six mois de salaire à la rupture.
À partir de quel montant demander l'attestation de vigilance ?
Dès 6 000 € TTC de contrat, soit 5 000 euros plus la TVA à 20 %. C'est le seuil de l'article R8222-1 du Code du travail. Sans TVA facturée, il est de 5 000 €. Le seuil porte sur le montant global, même payé en plusieurs fois. Demandez-la à la signature, puis tous les six mois.
Le contrat de prestation suffit-il à vous protéger ?
Il protège à une condition : que la pratique le suive. Le Code présume indépendante la personne dont le contrat fixe les conditions de travail. Le juge s'en tient pourtant aux conditions de fait, quel que soit le nom du contrat. C'est la règle posée par la Cour de cassation le 19 décembre 2000.
Sources19 documents
Textes officiels et arrêts ci-dessous, ouverts et lus le 17/10/2026. Cet article décrit la règle générale. Pour un cas précis, un avocat en droit du travail tranche.
- Ministère du Travail, « Le recours abusif aux travailleurs indépendants », publié le 08/01/2026, mis à jour le 10/03/2026, lu le 17/10/2026.
- Entreprendre Service Public, « Comment différencier le travailleur indépendant du salarié ? », vérifié le 21/11/2025.
- Code du travail, article L8221-6, présomption d'indépendance, version en vigueur depuis le 01/01/2023.
- Code du travail, article L8221-6-1, conditions de travail définies par le contrat, version du 06/08/2008.
- Cour de cassation, chambre sociale, 13 novembre 1996, pourvoi n° 94-13.187, Société générale, texte de l'arrêt, lu le 17/10/2026.
- Cour de cassation, chambre sociale, 19 décembre 2000, pourvoi n° 98-40.572, texte de l'arrêt, lu le 17/10/2026.
- Cour de cassation, chambre sociale, 4 mars 2020, pourvoi n° 19-13.316, texte de l'arrêt, lu le 17/10/2026.
- Open Urssaf, résultats de la lutte contre le travail dissimulé, données 2024, jeu de données mis à jour le 17/07/2025, lignes de 2024 additionnées le 17/10/2026.
- Urssaf, « Le travail illégal », mis à jour le 23/10/2025.
- Code du travail, article L8223-1, indemnité forfaitaire, version du 12/07/2014.
- Code du travail, article L8224-1, sanctions pénales, version du 01/05/2008.
- Code du travail, article L8272-1, refus des aides publiques, version du 30/09/2011.
- Code du travail, article R8222-1, seuil de l'obligation de vigilance, version du 01/05/2015.
- Entreprendre Service Public, calcul d'un prix avec la TVA, vérifié le 04/05/2026.
- Entreprendre Service Public, « Franchise en base de TVA », vérifié le 01/01/2026.
- Urssaf, « L'attestation de vigilance », mis à jour le 17/04/2025.
- Code du travail, article L8222-1, obligation de vigilance, version du 18/06/2011.
- Code du travail, article D8222-5, documents à se faire remettre, version en vigueur depuis le 01/01/2023.
- Code du travail, article L8222-2, solidarité financière du donneur d'ordre, version du 01/05/2008.
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